Résonance : une parole à laisser vibrer entre foi, culture et intériorité

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Sais-tu que, depuis le 31 août, je te donne rendez-vous deux fois par semaine avec Résonance ?

Chaque lundi et chaque jeudi, une parole à laisser vibrer arrive dans ta boîte mail.

Chaque publication suit un même chemin : une citation, un verset, une prière ou un texte qui m’a particulièrement interpellé, puis une résonance personnelle où je partage ce que cette parole éveille en moi. J’y ajoute ensuite un regard culturel, avant de te proposer une question d’intériorité et une ou plusieurs pistes musicales pour prolonger la réflexion.

L’objectif est simple : créer un espace de respiration, de lucidité et d’espérance, à la croisée de la foi, de la culture et de l’accompagnement intérieur.

Alors, si cette aventure te parle, je t’invite à remplir le formulaire en bas de page pour recevoir à ton tour ces rendez-vous et continuer à faire résonner ensemble les chemins du sens.

Voici la toute première Résonance envoyée aux abonnés le 31 août. Bonne lecture.

Rester fidèle à ce qui fait vivre

CDS Rester fidèle à ce qui fait vivre Anselm Grün

La parole du jour

« Chez les chrétiens, il ne s’agit pas de savoir qui a le plus grand pouvoir, qui jouit de la plus grande considération, mais d’être au service les uns des autres. Qui veut être grand doit servir les autres et les éveiller à la vie. » Anselm Grün (Faire face aux conflits, Salvator, 2020, p.109.)

L’illustration

J’ai illustré cette citation avec cette sculpture de Jean Roulland, Maternité. Une sculpture à découvrir dans le jardin du musée LaM (Musée d’art moderne, d’art contemporain, d’art brut) à Villeneuve d’Ascq (59).

Ce que cela fait résonner en moi

J’aime bien cette piqûre de rappel au chrétien que je suis en ce temps de rentrée. Il arrive en effet que des lieux censés éveiller à la vie deviennent, paradoxalement, des lieux d’épuisement ou de confusion. J’en ai fait l’expérience.

Comme le partageait une ancienne collègue : « Ma foi en Jésus-Christ m’invite à marcher sur une crête difficile, où je dois sans cesse apprendre à conjuguer mes convictions avec mes responsabilités. » (Cité dans Paroles et textes 2026, 296e année, Communauté Morave, Edition Friedrich Reinhardt, Bâle, 2025 pour le 1er juillet 2026.)

Nous dirons donc qu’il y a eu et demeure des soucis de conjugaison sur les chemins de crête où vraisemblablement les ambitions de grandeur ont, chez certain.e.s, pris la première place et que j’en ai payé un lourd tribut pendant plusieurs années.

Alors si j’ai vécu ma vocation pastorale comme un service, en tenant ensemble mes convictions et mes responsabilités pendant ces vingt-cinq ans de ministère, ce parcours chaotique des dernières années d’exercice pastoral m’a obligé à redéfinir ce que servir veut dire : non pas tenir une place, mais rester fidèle à ce qui fait vivre.

Et c’est ainsi que s’est dessinée progressivement ma mission de coach : non pas occuper une place, mais aider d’autres à trouver la leur.

Je crois qu’une part du mal de ce monde se loge dans les projections que nous portons les uns sur les autres, notamment autour de la grandeur. Elle devient vite source d’admiration, de jalousie ou de comparaison.

À cela s’ajoute cette quête d’être “le plus grand” : par les likes, la taille de la clientèle, les signes visibles de réussite ou les cercles d’admirateurs.

Il faut montrer que cela marche, en monnaie sonnante et trébuchante, presque triomphante !

Être forcément sur le podium. N’y a-t-il pas là un référentiel à faire évoluer ?

Ce que l’on occupe est éphémère, ce que l’on éveille a bien plus de chance de durer… Alors, la vraie grandeur ne se mesure peut-être pas à ce que l’on occupe, mais bien à ce que l’on éveille.

C’est certainement dans cet éveil que s’écrit la vocation de bien des enseignants qui ont retrouvé ces dernières jours le chemin de l’école, collège, lycée ou université…

Regard culturel

La question de la réussite se retrouve aussi dans le monde culturel : que considère-t-on comme une réussite ? Le nombre d’entrées, les ventes, les vues, ou la capacité d’une œuvre à déplacer intérieurement quelqu’un ? 

Je croise, je vois et j’écoute des films et des musiques qui ne font pas forcément la une de la presse et qui pourtant sont, à mon sens, de grands films ou de grands albums.

Ils n’auront pourtant parfois ni grande fréquentation, seront joués bien souvent dans de petites salles d’art et d’essai ou se produiront dans des petites salles de concert qui seront rarement remplies… Et pourtant que de talents, que de messages, que de nourritures émotionnelles, de vie, parfois même de changement de regard, d’évasion.

Nombre de sorties cinématographiques du mois d’août 2026 entrent dans ces catégories comme par exemple « Un grand raccourci » de deux jeunes cinéastes Armand Foëx et Clément Devilliers.

Bande annonce d’un grand raccourci :

Pour revenir à soi

Pour moi, le seul baromètre demeure celui de l’amour qui éveille à la vie : la manière dont nous faisons ce que nous faisons, et les fruits que cela porte. Certains appelleront cela éthique, RSE, responsabilité ou attention au vivant. Peu importe le mot, si l’humain, les liens, la nature et le sens reviennent au centre.

Alors, dans ce que je fais, est-ce que je cherche d’abord à être reconnu, ou à éveiller davantage de vie autour de moi ?

À écouter

Pour prolonger cette résonance, je vous propose d’écouter Mal vieillir, du rappeur Meak, chanson parue en juillet 2026. 

Meak, Mal Vieillir, le clip :

Que cette première résonance continue son chemin en vous…

Marc — Chemins des Sens

Résonance : une parole à laisser vibrer entre foi, culture et intériorité