Continuer le combat : courage et vigilance pour les droits des femmes

CDS silences complices, mensonge et haine contre sagesse, prudence et courage Suzanne de Diétrich
CDS démocratie, paix et droits des femmes Laure Adler

Chaque année, la Journée internationale des droits des femmes nous rappelle une évidence parfois oubliée : les droits humains ne sont jamais définitivement acquis. Ils ne disparaissent pas seulement sous la violence. Ils disparaissent aussi dans le silence.

 

Ils s’effritent même lentement par endroit et peut-être même plus proche de nous que nous le pensons.

En effet, ils s’effritent lorsque l’indifférence remplace l’attention. Lorsque l’habitude remplace l’indignation. Lorsque la fatigue remplace le courage. Et je pense même qu’il ne touche pas uniquement la question des droits des femmes mais nombre de droits sociaux ou de vivre ensemble.

La question posée par cette journée n’est donc pas seulement politique ou une question à se poser qu’une fois par an.

Elle est aussi spirituelle et un rappel pour toute l’année.

Sommes-nous capables de rester vigilants ? Sommes-nous capables de reconnaître les situations où l’égalité reste fragile ? Et sommes-nous prêts à refuser ces silences qui, peu à peu, rendent l’injustice acceptable ?

Continuer le combat ne signifie pas vivre dans la colère permanente. Cela signifie cultiver une forme de vigilance intérieure. Une vigilance qui nous rappelle que la dignité humaine se protège chaque jour.

Ainsi en cette Journée internationale des droits des femmes, deux lectures récentes me reviennent :

La première est un extrait d’une interview de Laure Adler dans le Nouvel Obs (31 juillet 2025, N°3176) où elle partage l’un de ses mantras :

« Continuons le combat ! Car il y en a beaucoup à mener qui sont essentiels : pour la démocratie, la paix, les droits des femmes… »

La seconde est une prière de Suzanne de Dietrich :

« Seigneur, garde-nous des silences complices, ne permets jamais que nous nous résignions au mal et que nous abandonnions le monde aux puissances de mensonge et de haine qui le déchirent. Donne-nous un esprit de sagesse, de prudence et de courage chaque fois qu’il s’agit de prendre parti pour ce que nous croyons être la justice et la vérité. »

Oui, les droits des femmes ne reculent pas toujours par des décisions spectaculaires.

Ils reculent plus souvent :
– quand une remarque sexiste passe pour une plaisanterie
– quand une inégalité devient une habitude
– quand une voix n’est pas entendue dans une réunion
– quand le silence devient plus confortable que la parole

Les droits humains se fragilisent rarement dans le bruit. Ils se fragilisent dans la normalisation des silences complices.

Continuer le combat ne signifie pas vivre dans la confrontation permanente. Cela signifie rester attentif. Dire simplement :

« Cela n’est pas juste »

Ou

« Cela n’est pas normal »

Et parfois, le courage civique commence exactement déjà là. Nous avons quel que soit notre genre les moyens de défendre les droits des femmes.

👉 Alors posons-nous plus souvent (et pas que le 8 mars), dans notre environnement, qu’est-ce qui permet réellement de faire progresser l’égalité ?

Continuer le combat : courage et vigilance pour les droits des femmes