À quelques jours de Label Guit’art et à quelques semaines de LaSemo, j’avais envie de revenir sur deux festivals qui m’ont marqué très positivement l’année dernière. L’un, ancré dans les Hauts-de-Flandre, rappelle la force des événements à taille humaine, portés par des bénévoles et une équipe passionnée. L’autre, installé dans le parc d’Enghien en Belgique, défend une vision éco-responsable, familiale et intergénérationnelle du festival. Deux rendez-vous différents, mais une même conviction : la culture peut encore rassembler, transmettre et faire sens.
Label Guit’art, l’énergie d’un festival à taille humaine dans les Hauts-de-Flandre
Dans le paysage des festivals, Label Guit’art occupe une place peut-être à part. Depuis plusieurs années, ce rendez-vous organisé à Esquelbecq s’impose comme un événement culturel majeur du territoire, avec une identité forte, une programmation rock et pop autour de la guitare, et une ambiance qui privilégie la proximité plutôt que la démesure. La 9e édition, prévue le 13 juin 2026, annonce d’ailleurs une affiche particulièrement généreuse avec Stephan Eicher, Marcel et son Orchestre, Laura Cox, Manu Lanvin et Carlo Poddighe, tout en conservant ce qui fait l’ADN du festival : un esprit chaleureux, accessible et profondément humain.
Ce qui me touche particulièrement dans Label Guit’art, c’est sa capacité à faire beaucoup avec sincérité. Derrière la scène, il y a une équipe investie et de nombreux bénévoles sans lesquels rien ne serait possible. Cette dimension collective donne au festival une saveur rare. Elle rappelle que la culture vit aussi grâce à celles et ceux qui accueillent, installent, accompagnent, servent et rendent possible l’expérience des festivaliers. Avec ses concerts dans les estaminets de la Communauté de communes des Hauts de Flandre en amont de l’événement principal, Label Guit’art prolonge cette dynamique locale et fait vivre tout un territoire, bien au-delà de la seule journée de festival.
LaSemo, un festival éco-responsable, familial et tourné vers la transmission
À Enghien, en Belgique, LaSemo défend un autre modèle de festival, tout aussi inspirant. Du 10 au 12 juillet 2026, le parc d’Enghien accueillera une nouvelle édition de ce rendez-vous devenu incontournable pour celles et ceux qui cherchent bien plus qu’une simple succession de concerts. LaSemo associe musique, arts de rue, spectacles, espaces immersifs, animations et conférences dans un cadre naturel remarquable. Cette diversité des propositions permet de faire cohabiter découverte artistique, plaisir festif et réflexion, sans jamais sacrifier la convivialité.
Ce qui distingue particulièrement LaSemo, c’est la cohérence entre ses valeurs et son organisation. Le festival s’inscrit dans une démarche durable qui fait partie de son identité : attention portée à l’impact environnemental, place accordée aux pratiques responsables, volonté de sensibiliser sans moraliser. Mais LaSemo se distingue aussi par sa politique familiale et par son attention aux publics de tous âges. Ici, les enfants ont leur place, les parents aussi, et l’expérience du festival devient un moment de partage entre générations. Cette dimension de transmission est essentielle : elle fait de LaSemo non seulement un événement culturel, mais aussi un espace où l’on apprend, où l’on découvre, et où l’on imagine d’autres manières de faire société à travers la culture.
Deux festivals, une même idée du lien culturel
Tout semble opposer Label Guit’art et LaSemo : l’échelle, le format, le rayonnement, l’environnement. Pourtant, ces deux festivals se rejoignent sur un point essentiel. Ils montrent qu’un festival peut être bien plus qu’un alignement de noms sur une affiche. Il peut être un lieu de rencontre, d’émotion, d’engagement, de découverte et de transmission. Label Guit’art met en lumière la force du local, de l’énergie bénévole et de la proximité. LaSemo prouve qu’un grand rendez-vous populaire peut aussi être attentif à son impact, à l’accueil des familles et à la construction d’un imaginaire plus durable. Tous deux rappellent que la culture a encore le pouvoir de faire communauté.
Pourquoi remettre ce podcast en avant aujourd’hui ?
À l’heure où de nombreux festivals doivent composer avec des équilibres économiques fragiles, des choix de programmation parfois uniformisés et des attentes de plus en plus fortes du public, remettre en lumière ces deux événements me paraît essentiel. Label Guit’art et LaSemo montrent, chacun à leur manière, que d’autres chemins restent possibles. Si vous aimez les festivals, si vous vous interrogez sur leur avenir, ou si vous avez simplement envie de découvrir deux rendez-vous qui défendent une vision plus humaine et plus inspirante de la culture, cet épisode mérite sans doute une nouvelle écoute.
Vous pouvez écouter ou réécouter le podcast, puis prolonger la réflexion à travers ces deux festivals qui, chacun à leur manière, donnent envie de croire encore à une culture vivante, ouverte et profondément incarnée.
