Hyper Sensibilité Culturelle – Rosamonde a disparu
Il y a des œuvres qui ne divertissent pas : elles réveillent.
Des œuvres qui ne rassurent pas : elles obligent à regarder.
L’épisode d’Hyper Sensibilité Culturelle que je vous propose de (re)découvrir en ce 15 décembre fait partie de celles-là. L’épisode est à nouveau disponible gratuitement sur de nombreuses plateformes jusqu’au 31 janvier 2026. Il est tristement d’actualité…
À Braine-le-Comte, en Belgique, sur la scène de la salle Baudouin IV, le théâtre amateur a rappelé avec une force bouleversante qu’il peut être un outil de vérité sociale, un espace de résistance, et parfois même un lieu de réparation symbolique.
🎭 Une pièce, un cri
Rosamonde a disparu, texte de Nathanaëlle Viaux, aborde un sujet encore trop souvent relégué au silence :
👉 la prostitution des mineurs,
👉 la pédophilie,
👉 la vulnérabilité de jeunes filles livrées à un monde d’adultes prédateurs.
Inspirée par son travail d’éducatrice de rue à Stains, l’autrice donne voix à celles qu’on n’écoute pas, à travers le journal intime d’une adolescente en train de basculer violemment hors de l’enfance.
🌱 La puissance du théâtre amateur
Portée par neuf jeunes comédiennes et comédiens, une mise en scène précise de Pierre Hardy, une scénographie forte et une bande-son choisie par les acteurs eux-mêmes, cette création dépasse largement le cadre de « l’amateur ».
Tout est juste.
Tout est incarné.
Tout est nécessaire.
Le théâtre devient ici un espace politique au sens noble :
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un lieu pour nommer les violences,
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un lieu pour ressentir collectivement,
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un lieu pour rappeler que la culture protège quand les institutions échouent.
🎧 Un épisode essentiel
Dans cet épisode d’Hyper Sensibilité Culturelle, je reviens sur :
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la force du texte de Nathanaëlle Viaux
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la transmission par le théâtre
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le rôle fondamental de la culture dans la prévention et la conscientisation
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la manière dont les artistes amateurs peuvent toucher là où les discours institutionnels n’arrivent plus.