Se relever et garder une attitude positive : un choix d’amour et de vie
Se relever n’est jamais un réflexe automatique. C’est un mouvement intérieur, parfois lent, souvent fragile, qui naît au cœur même de nos blessures. Garder une attitude positive ne consiste pas à nier ce qui fait mal, mais à choisir ce qui nous fait vivre — malgré tout.
Faire de l’amour un principe de vie
Dans mon parcours, dans mes convictions la lecture de la Bible est importante. Il s’y trouve de nombreux messages qui portent et me portent comme celui-ci de l’apôtre Paul qui formule une orientation simple et radicale à la fois, surtout aujourd’hui dans ce monde :
« Faites tout avec amour »
(1 Corinthiens 16, 14)
Tout. Même ce qui est lourd. Même ce qui résiste.
L’amour n’est pas ici un sentiment passager, fleur bleue, mais une manière d’agir, de traverser, de répondre à ce qui nous arrive. Lorsque tout vacille, il reste ce choix fondamental : orienter sa vie vers l’amour plutôt que vers l’amertume. Cette dernière est toxique mais ne doit pas pour autant cacher la vérité.
Accueillir les blessures sans les liquider
La tentation est grande de vouloir se débarrasser au plus vite de ce qui fait mal. Jean Sulivan nous met en garde :
« Ne liquidez pas trop vite vos blessures ; elles peuvent, si vous en avez la grâce et le courage, donner naissance à des ailes. »
Nos blessures ne sont pas des failles à masquer, mais parfois des passages. Elles peuvent devenir des lieux de transformation, à condition de ne pas les nier ni les instrumentaliser. Se relever commence souvent par cette acceptation patiente : reconnaître ce qui est blessé sans s’y enfermer.
Partager pour multiplier la joie
Si aujourd’hui je me remets derrière un micro, si j’écris ces petits articles, si je partage ces citations qui m’ont interpellé dans mes récentes lectures, cela rentre dans une attitude positive de n’être jamais solitaire. Choisir une attitude positive c’est se nourrir du lien même si ils ont été nombreux ces liens à être brisé pour ma part par des silences, des mensonges, des non action alors que j’étais victime d’harcèlement.
J’ai pour ma part une préférence pour le partage, mais pas n’importe lequel, celui de la joie. Je l’ai perdu pendant quelques années par cet environnement professionnel extrêmement toxique appelé pourtant Église. Albert Schweitzer dont j’entends parler depuis mon enfance, que j’ai lu, l’écrit avec une lumineuse simplicité :
« Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage »
Partager, ce n’est pas seulement offrir ce qui va bien, c’est aussi déposer ce qui pèse. Dans le partage, la joie grandit et la souffrance s’allège. L’autre devient un miroir bienveillant qui nous aide à tenir debout quand nos forces vacillent.
La fidélité des amis dans l’erreur
Se relever suppose parfois d’accepter d’avoir été dans l’erreur, de s’être trompé, d’être dans mon cas tombé. Mark Twain rappelle alors la valeur irremplaçable de l’amitié :
« Le rôle d’un ami, c’est de se trouver à votre côté quand vous êtes dans l’erreur puisque tout le monde sera à côté de vous quand vous aurez raison »
Une attitude positive se construit aussi grâce à ceux qui restent quand tout n’est pas glorieux. Ceux qui ne fuient pas nos zones d’ombre, nos impopularités et nous aident à nous relever sans nous juger.
Choisir des mots qui guérissent
Nos mots façonnent alors notre monde intérieur autant que nos relations. L’actrice Juliette Tresanini en témoigne avec justesse :
« Les mots peuvent nous guérir de tous les maux ou nous détruire.
Depuis que j’ai saisi l’importance de leur pouvoir, j’essaie d’adopter une parole impeccable, de faire en sorte qu’elle soit positive pour ne pas blesser les autres ou ne pas me blesser moi-même. »
Se relever passe aussi par un travail sur la parole : ce que nous disons aux autres, mais surtout ce que nous nous disons à nous-mêmes. Une parole juste, bienveillante, peut devenir un véritable lieu de reconstruction.
Transformer l’enfer en lieu habitable
Il y a comme un nécessaire changement de regard comme celui que propose le chanteur Ycare qui renverse notre manière de penser les lieux et les situations :
« Ce n’est pas parce qu’on est en enfer qu’on est un diable, et ce n’est pas parce qu’on est au paradis qu’on est un ange, mais bien l’inverse.
Chers tous, c’est ce que nous sommes,
nous, qui détermine la nature du lieu.
C’est parce que j’étais un diable que j’étais en enfer, et c’est parce que j’aspire au bien aujourd’hui que, quel que soit le lieu dont je foulerai le sol, je serai au paradis.
Le paradis, c’est nous. »
L’attitude intérieure transforme l’expérience vécue. Ce n’est pas nier la dureté des circonstances, mais reconnaître que notre manière d’y répondre change leur portée. Aspirer au bien, même dans un contexte difficile, est déjà une manière de se relever.
Faire confiance à ce qui nous dépasse
Enfin, garder une attitude positive, c’est parfois accepter de ne pas tout maîtriser. Albert Einstein glisse cette phrase pleine de profondeur :
« Le Hasard, c’est Dieu qui se manifeste incognito »
Ce que nous appelons hasard peut devenir lieu de sens, de rencontre, de relèvement inattendu. Faire confiance à ce qui advient — sans passivité, mais avec ouverture — permet d’accueillir des chemins nouveaux là où nous ne voyions que des impasses.
Conclusion : se relever, un chemin d’amour
Se relever et garder une attitude positive n’est ni un optimisme forcé ni une performance morale. C’est un chemin d’amour, nourri par les blessures traversées, les liens partagés, les mots choisis, les amis fidèles et la confiance en ce qui nous dépasse.
Faire tout avec amour, c’est peut-être cela, au fond : transformer chaque chute en possibilité de croissance, et chaque jour en un pas de plus vers la vie. Et ça, c’est un « sacré » chemin des sens !







